Forteresse militaire médiévale de montagne, à la limite départementale de l'Aude et des Pyrénées-Orientales, Puilaurens demeura longtemps le château-fort
le plus méridional du royaume de France. Situé à 697 mètres d'altitude, ce château domine le village
de Puilaurens-Lapradelle, au milieu d'une forêt
de chênes verts, de hêtres, de pins et de sapins.
En 986, apparaît la 1ère mention du château de Puilaurens, qui appartenait alors à l'abbaye de Saint-Michel de-Cuxa.
Il relevait de la suzeraineté du comte de Besalù, puis de celle des comtes de Barcelone.
Pendant la croisade albigeoise, Puilaurens n’est pas le théâtre d’affrontement du fait de sa position géographique.
Les registres d’inquisitions mentionnent plusieurs cathares
à Puilaurens. En 1240, Saurine Rigaud y trouve refuge
Puilaurens s’inscrit dans un système complexe de défense
de la frontière face au royaume d’Aragon dont faisait parties 22 châteaux avec Carcassonne comme point central
et stratégique. Ce rôle sera actif jusqu’au traité des Pyrénées (1659) date à laquelle la frontière se déplace à sa position actuelle.
Le château perd peu à peu son importance jusqu’à son abandon en 1804.
Il est classé monument historique en 1902.
et en 1241, le diacre cathare du Fenouillèdes, Pierre Paraire,
y séjourne. On sait peu de chose sur ce premier Puilaurens. Les quelques vestiges d’un castrum en contrebas du château actuel n’ont jamais fait l’objet de fouilles archéologiques
et les traces écrites qui nous sont parvenues sont rares.
Puilaurens est annexé par le roi de France 1250 puis en 1255, Saint Louis donne l'ordre au Sénéchal de Carcassonne de fortifier le château. Cette construction fait disparaitre
la quasi-totalité de la première construction fortifiée sur le haut de la montagne. Défendant la frontière face à l'Aragon,
il est occupé en 1259 par la plus importante garnison de toute la frontière, sous les ordres d'Odon de Montreuil (environ 25 soldats).